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1ere Partie du voyage au Burkina-Faso 2004 ...

06 janvier 2004 départ de Marignane pour le Burkina Faso (Afrique de l'Ouest) via l'Algérie.
Durée du voyage : 16 heures en tenant compte des attentes à l'aéroport de Marignane et à celui d'Alger (9 heures).
Première étape : Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.
Heure d'arrivée 3H30 du matin.

Température 21° (il faisait 7°environ à Marseille en pleine journée).
Le pasteur Paul et son fils Igor, nous attendent à l'aéroport depuis 23h00 et sont soulagés de nous voir arriver (et nous donc !).
L'aéroport international de Ouagadougou me fait penser à une petite gare de campagne sauf qu'il n'y a pas de trains mais un avion (le nôtre).
4h : départ de l'aéroport. Bonjour Ouagadougou.

La ville semble moderne les 3 premières minutes. Au bout de 1km on se demande où est passée la ville. Nous entrons en contact avec un autre monde.
Arrivé à l'hôtel que nos amis ont réservés. Nous allons pouvoir dormir un peu. Attention aux moustiques qui n'attendent que nous.
L'hôtel n'a d'étoiles que celles qui brillent dans le ciel mais nous pouvons dormir.

Il est 5 heures. Réveil vers 8 heures.
Premier contact avec la faune du pays : un vautour passe à quelques mètres au dessus de ma tête.
Petit déjeuner dans un cadre sympa sous une tonnelle.

Nous avons rendez vous à 9 heures avec Paul. Il arrive vers 10 heures. Nous commençons à apprendre qu'en Afrique le temps n'a pas la même valeur.
J'ai réussi à comprendre après quelques jours passés avec nos amis du Burkina que lorsqu'on donne un rendez vous en précisant une heure fixe il faut comprendre " à partir de telle heure ".
Au début il est difficile de s'y habituer mais il faut savoir s'adapter à ce rythme de vie tellement différent de chez nous si on veut goûter pleinement aux charmes de l'Afrique.
Paul nous conduit à travers les routes (disons plutôt la route et les pistes) de Ouagadougou et nous voyons en plein jour ce qu'est " la ville ".

Tout d'abord des centaines de vélos et de cyclomoteurs qui circulent sur l'artère principale et des voitures, dont nous, qui tentons de nous frayer un chemin entre tous ces deux roues et les carrioles.
Traverser Ouagadougou en voiture relève d'un exploit. Paul nous rassure en nous répétant très souvent lorsque nous poussons des exclamations : " Ne crains pas, crois seulement ! ". Nous essayons d'appliquer à la lettre ces sages paroles !!!
La ville s'étend sur plusieurs kilomètres et nous pouvons commencer à voir la pauvreté du pays.

Le long des routes il y a des dizaines de boutiques délabrées qui vendent tout et rien y compris de la nourriture (viande exposée en plein soleil - environ 35° à l'ombre-) que guettent les vautours perchés sur les toits des immeubles en ruines (ou en construction depuis des années, on ne sait pas trop). Les mouches se régalent…
L'hygiène dans la ville est désastreuse car inexistante : pas de ramassage des ordures, pas de tout à l'égout…

La pauvreté est palpable, envahissante mais nous voyons des personnes qui cherchent par tous les moyens à travailler afin d'avoir de quoi survivre.
Nous avons pu voir dans cette ville des gens travailleurs, débrouillards, toujours en activité.
Quel paradoxe !